Transférés

Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos.
Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé.
Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru… y compris son propre père.

 

Transférés
Écrit par Kate Blair
Publié chez Michel Lafon
Pages: 263
Note: 3/5

 

L’avis de Cat

 

Avant de débuter cet avis, je dois vous dire que je ne suis pas une fan de dystopie. Soit je les trouve redondantes, soit je ne les trouve pas assez approfondies. Avec transférés, j’ai aimé le concept, l’histoire en général, mais j’en aurais pris un peu plus. 

Le concept de cette dystopie : inoculer les maladies des gens normaux aux criminels. Les peines d’emprisonnement ne sont plus. Maintenant chaque crime équivaut à une maladie, de plus en plus dangereux dépendant du crime commis. J’ai trouvé cette idée vraiment originale, mieux exploitée et plus développer elle aurait été encore plus géniale.

Talia est la fille du futur président. Elle vit à Londres et a du mal avec les obligations de son papa. Ayant vécu un terrible drame, Talia est surprotégée par son père. Malgré ses nombreuses absences, le père de Talia règle sa vie au quart de tour. Dans une vie où les maladies sont reléguées au criminel, Talia doit se rendre à l’hôpital pour un transfert ; elle a un vilain rhume et c’est un criminel qui devra ” souffrir” à sa place. Mais ce qui devait être une simple visite de routine deviendra une quête pour Talia, elle est témoin d’une scène qui bouleversera sa vie. Elle fera la rencontre de gens qui lui feront changer ses convictions déjà un peu ébranlées face aux transferts de maladies et aux “criminels”.

C’est un roman court et qui se lit super bien. L’intrigue est rythmée, tout s’enchaîne vraiment bien. Bien que ce soit un roman classé jeune adulte, je le verrai plus dans la jeunesse 13 ans et plus. Les mots et les expressions utilisées sont sommaires et vraiment peu exploités, c’est sûrement ce petit bémol qui m’empêche de mettre un 4/5. J’ai trouvé malgré le propos vraiment intéressant, le roman très peu détaillé. Les explications face aux différentes situations sont sommaires et auraient eu avantage à être un peu plus développées. Par contre, la plume de Kate Blair reste accrocheuse et on passe un bon moment lecture.

Je me suis particulièrement attachée au personnage de Talia et a ses convictions. J’ai trouvé que c’était le seul personnage bien campé du roman. Les autres sont bien, mais toujours abordés en surface malgré leur importance. J’ai trouvé le père de Talia parfait dans son rôle. Très peu à l’écoute au tout début, il apprendra de ses erreurs.

Ce n’est pas le roman qui vous fera passer une nuit blanche, mais un bon dimanche après-midi avec une boisson chaude, c’est le roman parfait !

Merci à 

 

 

 

Fondatrice et rédactrice en chef de CatCritick

février 27, 2018
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