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Coups de coeur

Le sel de nos larmes

Posted in Chroniques Littéraires, Jeune adulte
on octobre 11, 2016

Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées. 
Chacun né dans un pays différent. 
Chacun traqué et hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte de la mer Baltique devant l’avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes… Tous partagent un même but: embarquer sur le Wilhelm Gustloff, un énorme navire promesse de liberté…
Ruta Sepetys révèle la plus grande tragédie de l’histoire maritime, qui a fait six fois plus de victimes que le Titanic. Cette catastrophe méconnue lui inspire une vibrante histoire d’amour, de courage et d’amitié.
Avant de recevoir ce roman-là, je ne connaissais pas l’auteur Ruta Sepetys. Donc je croyais recevoir un roman jeune adulte comme les autres. Est-ce que je peux vous dire que je me suis royalement trompée et que maintenant je veux tout lire ce que cette auteure a écrit.
Ce roman est plus qu’un roman ordinaire, c’est un récit sur l’amitié, la résilience et l’espoir. L’espoir de trouver un monde meilleur même en temps de guerre.
Le roman est conçu avec les quatre points de vue des personnages principaux, Joana, Émilia, Florian et Alfred. Tous vivent la guerre de 1939-1945 différemment, Ils sont soit engagé ou bien déportes ou bien fugitif, mais ils ont tous un seul et même but, vivre et s’en sortir. Leurs histoires respectives s’entremêleront pour ne faire qu’une… une histoire tragique mais au combien inspirant.
Normalement je n’aime pas trop les romans qui sautent d’un personnage à l’autre à chaque chapitre, mais avec celui-ci j’ai adoré avoir le point de vue de chacun des personnages, parce qu’ils vivent la guerre de différentes manières. Je dois vous dire que c’est un roman très dur, même si les scènes ne sont pas détaillées, l’auteur a si bien écrit ces dites scènes qu’on ressens les mêmes émotions que les protagonistes. On ressent le froid et la douleur de certain. L’espoir et l’amitié d’autres. Bien qu’il y ait 4 personnages principaux, d’autres gravitent autour d’eux et apportent à l’histoire un complément important. 
Bien que ce soit sur le fond de fiction, cette guerre comme vous le savez avec toutes ses atrocités à bel et bien existé et le naufrage du Wilhelm Gustloff aussi. C’est une catastrophe maritime plus importante que celle du Titanic, mais qui est passée sous silence de par son contexte. Ce roman est bien plus qu’un simple roman, parce que même si le sujet n’est pas celui d’un roman à l’eau de rose, il est rempli d’amour et d’amitié. Je dois vous avouer que ce roman m’a secoué et que j’en suis ressortie grandit. J’ai vu le beau, dans le mal, j’ai aussi appris certaines choses que je ne savais pas encore sur cette guerre atroce, comme le naufrage de ce bateau-là et la dévastation qu’il a causé. C,est un roman qui vous remu, mais d’une beauté incroyable en même temps.
Bref, Ruta Sepetys est une auteure à mettre sur votre liste et ces romans aussi. Je me suis déjà procurée Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, roman acclamé par la critique.

Fondatrice et rédactrice en chef de CatCritick

L’enlèvement

Posted in Chroniques Littéraires, Docu/Fait vécu, LittQc
on octobre 10, 2016
Janvier 1984, Montréal.
À la sortie de l’école, Véronique Rocheleau est abordée par un homme qui prétend la connaître. Convaincue par le discours de l’inconnu, la fillette de huit ans abandonne ses amies et le suit.
Véronique n’a aucune idée du cauchemar dans lequel l’attire François, celui dont le nom la hantera durant les trente prochaines années.
Loin de s’arrêter à l’enlèvement, ce livre expose les conséquences qu’un tel drame peut engendrer chez la victime.
Et si le plus difficile était de survivre?
« La panique s’empare de moi. Personne ne sait que je suis ici. Ma mère ne viendra pas. Je ne retournerai jamais chez moi.
Je m’effondre en larmes. Puis, je crie. Je frappe la porte comme s’il s’agissait de mon agresseur. Mes poings sont douloureux, mais ce n’est rien à côté de l’angoisse qui me serre le cœur. Ma poitrine brûle. Qu’ai-je fait? Je vais mourir. J’aurais dû dire à mes parents que je les aime. »

Je vous avertis, cette chronique sera différente des autres que je fais habituellement, parce qu’on ne peut pas vraiment critiquer ce qu’une autre personne à vécu pour vrai, surtout pas dans ces circonstances là! Je vais plutôt vous donner mon ressenti de maman et de lectrice face au drame décrit par Carl Rocheleau.
J’ai bientôt 37 ans.. Donc je lis depuis bientôt 30 ans et jamais, même si je lis parfois 3 ou 4 livres par semaine, un roman m’a fait pleurer. Ok je pleure difficilement dans la vie de tout les jours et encore moins quand je lis. Et bien l’auteur ici à réussi haut la main. Est ce que c’est parce que je suis maman et que j’ai visualisé mes enfants dans la même situation ou bien est ce que parce que l’auteur a si bien écrit son roman qu’on se sens presque comme de la famille? Je vous répondrais les deux!
Premièrement je vous dire que c’est un travail incroyable que Carl Rocheleau a fait. Ressasser toutes ses histoires n’a pas du être facile pour sa sœur et sa maman. Comme je vous les dit, je suis maman, trois fois et je vous jure que de perdre un enfant serait le plus grand drame de ma vie. Juste d’y penser le souffle me coupe. Je me suis retrouvée dans Lise la maman de Carl et Véronique. Comment elle à dû être impuissante, le cauchemars qu’elle a du vivre durant ces heures là et même après. Ensuite Véronique, pauvre petite chouette, je l’aurais prise dans mes bras tellement souvent, en fait un soir après ma lecture je suis aller coller mes enfants un à un les larmes aux yeux. 
Véronique, sache le ton histoire me servira dans mes interventions avec mes enfants, je leur raconterai ton histoire pour qu’ils comprennent bien les dangers qui les entourent. Malgré toute ta vulnérabilité dans ce roman j’ai aussi senti ta grande force. 
Bref, ce roman est dure, vrai et écrit avec une justesse incroyable. Bravo a l’auteur, les lieux, l’époque et les sentiments ressortent de ce roman et nous font vivre à vos côtés durant le temps de ces affreux événement.

Fondatrice et rédactrice en chef de CatCritick

Amelia

Posted in Chroniques Littéraires, Polar/thriller
on octobre 6, 2016
À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d’un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l’écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. C’est en tout cas ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de l’école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement.
Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question : « Amelia n’a pas sauté. »
Obsédée par cette révélation, Kate s’immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas si bien qu’elle le pensait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l’attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle avait pu imaginer.

Connaissez-vous vraiment vos enfants? C’est la question que nous pose d’emblée ce roman. La réponse qui y ressort, c’est non souvent on pense les connaitre, mais on se trompe sur toute la ligne comme Kate le personnage principal de ce roman et maman d’Amelia.
Un jour où elle croit que tout va bien, Kate reçoit un appel de l’école de sa fille, ils veulent la rencontrer immédiatement, Kate se rend donc à l’école avec beaucoup de retard, quand elle y parvient, la police lui apprend que sa fille Amelia a sauté du toit de l’école. C’est alors que son monde s’écroule. Une jeune fille presque parfaite ayant de bonne note et une bonne vie, pourquoi voudrait-elle se suicider? Mais Kate reçoit d’étranger texto qui lui glace le sang.. Et si elle ne connaissait pas tant sa fille comme elle l’aurait imaginé?
Vous le savez si vous me suivez depuis un moment mes romans de prédilections sont les polars et les thrillers en tous genres. J’ai été servie avec celui-ci. Le genre de roman ou l’intrigue se dénoue seulement dans les derniers paragraphes, où l’auteur nous donne quelques infos par-ci par-là pour nous mettre l’eau à la bouche mais qui vient détruire toutes nos théories la page d’après, C’est sa le roman Amelia.
Même si le récit est parsemé de textos, de emails et que de chapitre en chapitre on passe du point de vue de Kate et d’Amelia, le récit reste fluide et accrocheur. Petit bémol, la traduction française, étant québécoise je me suis butée à quelques expressions au tout début, mais un coup dans l’action ce petit détail ne m’a plus dérangée.
Bref, j’ai bien de suivre le conseil d’un abonné qui m’a dit de lire ce roman-là absolument. J’ai découvert un auteur de talent qui manie son art avec brio! Un thriller psychologique comme je les aime.

Fondatrice et rédactrice en chef de CatCritick