Reste encore un peu

Tu m’as détruite. En tout cas, j’y ai cru un moment. Un bon, long moment. J’ai cru qu’il n’y avait même plus d’espace pour me reconstruire. Plus rien. Peut-être que c’est ça que ça prenait. Me briser au grand complet. M’anéantir. Pour pouvoir mieux rebâtir. Partir de rien. Recommencer à zéro. Pour faire ça plus solide, plus beau.Perrine Madern signe un roman d’amour et d’amitié poignant et vrai, qui tient sa puissance dans le ton à la fois mélancolique et incisif de la narratrice. Reste encore un peu révèle qu’il faut apprendre à se reconstruire, malgré la douleur et les pertes.

 

Reste encore un peu
Écrit par Perrine Madern
Publié chez Les Éditions au Carré
Pages: 243
Note: 3/5

 

L’avis de Cat

 

Lire des romans contemporains, ce n’est pas souvent que ça m’arrive. Mais un de temps en temps, c’est bien aussi. Ça change des thrillers et ça me permet d’ouvrir mes horizons. Celui-ci est atterri dans ma PAL par surprise. Je dois avouer qu’en lisant la quatrième de couverture, j’ai eu un peu peur de par le niveau dramatique. Mais j’ai lu quelques avis élogieux et je me suis dit, go lis-le!!!

Je n’ai pas été déçue, non ! Mais ça n’a pas été le coup de cœur attendu. J’ai ressenti toute la sensibilité, le désespoir et la reconstruction qui se dégageait de ce roman, mais pour une raison que je m’explique mal moi-même, je n’ai pas été touchée autant que je l’espérais. 

On se retrouve dans l’univers de Loue. Une jeune femme mal dans sa peau suite à une blessure de l’âme et qui se retrouvera hospitalisée, bien malgré elle. Aidée par son frère Loïc et le meilleur ami de celui-ci, elle tentera de vaincre le mal qui la gruge. Déjà, j’aurais aimé que le milieu hospitalier et les moyens pris pour que Loue évolue soient un peu mieux exploités. Comme je le disais, elle sera aidée par son frère de qui elle est vraiment proche et Mathieu un homme avec qui elle tentera d’avoir une relation. Mais se reconstruire après d’importantes blessures ce n’est pas une chose facile. Les vieilles habitudes de Loue, comme retourner sans cesse vers son ex, Will viendront brouiller les cartes. 

Derrière une trame dramatique, ce cache un roman de reconstruction, de résilience, celle de Loue. On y verra les hauts, les bas et l’espoir. Pour un premier roman, Perrine Madern n’y est pas allée de main morte avec les sentiments et les émotions, elles sont tellement palpables qu’on a l’impression à plusieurs reprises d’être nous-mêmes Loue. Une plume tout en douceur, mais en même temps tellement forte. Ça n’a pas été un coup de cœur, parce que ce n’est pas le genre littéraire qui me parle, mais c’est certainement un très bon moment lecture. 

 

Merci à 

 

 

 

 

Fondatrice et rédactrice en chef de CatCritick

mars 4, 2018
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