Red light Adieu, mignonne

septembre 12, 2016

Montréal, début des années 1920. Depuis son retour des tranchées, Eugène Duchamp, opiomane taciturne et infirme de guerre, vit reclus avec sa femme Pei-Shan dans un appartement miteux du quartier chinois. Quand une jeune prostituée frappe à sa porte pour le supplier de retrouver le bébé qui lui a été enlevé, l’ancien policier accepte de l’aider malgré ses réticences. Duchamp a beau répéter qu’il n’est pas détective privé, il sait qu’il est le seul à pouvoir élucider cette affaire dont les autorités se désintéressent. Son enquête prendra des dimensions insoupçonnées et le mènera des quais mal famés du port aux demeures patriciennes sur les hauteurs du mont Royal.

Qu’est qui ma tout de suite attirée chez ce roman? Les mots polar noir.. Il n’en fallait pas plus pour que je veuille lire ce roman. La couverture est d’ailleurs très invitante aussi, en la regardant on se met tout de suite dans l’atmosphère du roman. Celui de Montréal d’antan, du Red light.
Ce n’est pas une surprise, j’adore ce type de romans, ce lui là, a un petit quelque chose de plus. Peut-être est-ce l’univers que l’auteur a voulu donner à son roman où son personnage principal Eugène Duchamp, un être complètement déjanté. Bref, je l’ai adorée!
Au commencement, je dois l’avouer j’avais du mal à voir ou s’en allait l’intrigue, disons que la description d’Eugène ne mettait pas en scène une possible intrigue policière. Mais après les premiers chapitres, le tout se replace et on accroche à cette histoire. J’ai beaucoup aimé découvrir ma ville natale sous un autre angle, celle des années 1920, le Red light, époque à laquelle la ville luttait contre les bordels et la contrebande de toute sorte, mission réussie pour l’auteur, on s’y imprègne totalement. Les enquêtes policières et les mœurs étaient totalement différentes de ce que l’ont connait maintenant et les techniques d’enquêtes d’Eugène sont disons le, controversées! J’adore ce genre de personnage un peu troublé, mais au combien efficace et qui nous révèle des facettes de sa personnalité tout au long du récit.
Le roman aborde aussi un sujet plus sérieux, celui des adoptions illégales du vol et de la vente de bébés nés dans les familles pauvres, aux gens de la haute société. 
Quant à l’intrigue, elle se dénoue tranquillement, on a des brides d’informations tout au long de notre lecture qui a pour but de nous garder accrochés au roman. Bien sûr, j’ai émis ma propre hypothèse et j’ai été bluffée. Bon point pour un polar! 
Ce roman fait partie d’une trilogie. Il est certain que je lirai la suite des aventures d’Eugène Duchamp.
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