On jase là…

octobre 18, 2016

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1- Votre « set up » pour écrire (ambiance, accessoire, papier et crayons ou Ordinateur) :
 Je n’écris qu’en Italie, avec un verre d’Amarone à la main. Mais nonnn! J’écris sur mon portable, dans ma salle à manger, sur ma belle table en bois de chemin de fer recyclé, avec de la musique en trame de fond et des bruits d’enfants (les miens, ce qui est plutôt logique!). Lorsque mes garçons étaient plus jeunes, j’étais une petite bête nocturne et j’écrivais donc après les avoir mis au lit et parfois même jusqu’à minuit. Mais puisqu’ils ont grandi et qu’ils se couchent pas mal plus tard, j’ai dû apprendre à écrire à toute heure du jour, lorsque j’ai un petit moment à moi (pas toujours évident… par chance que j’ai certaines pauses d’enseignement car je suis également spécialiste d’anglais dans une école primaire). J’essaie donc de tout faire, à travers tous mes horaires variés et mes contraintes. C’est un peu comme de la jonglerie ! Parfois difficile. Mais ça peut aussi être chouette, le cirque 😉

2- Le roman que vous rêvez d’écrire :

 Le suspense le plus époustouflant, coloré, palpitant et sensuel du monde littéraire québécois (rien de moins, hahaha). Celui qui allumerait assez de passion chez un producteur ou un réalisateur pour me permettre d’écrire pour la télé ou encore le cinéma ! J’ai beaucoup d’ambition, je suis extrêmement travaillante et persévérante, j’essaie de provoquer des opportunités, mais le feeling ressenti lorsqu’on vous « choisit » ou qu’on « vient vous chercher » pour vous embarquer dans un grand projet, ce doit être assez grisant merci !

3- Ce que vous aimeriez que les lecteurs sachent de vous ?

 Que j’écris pour eux ! Pour qu’ils ou elles embarquent dans mes folies et deviennent mes compagnons de voyage le temps d’une histoire ! J’aimerais aussi que les gens sachent que le fait qu’ils prennent de leurs sous et de leur temps pour l’investir dans mes romans me touche énormément. Mes lecteurs et lectrices ne le savent peut-être pas, mais en prenant l’un de mes livres dans leurs mains et en en tournant les pages, ils et elles me procurent beaucoup de bonheur. Je me sens choyée d’être lue. Et j’espère que je le leur rends bien, à travers toutes les aventures débordantes d’émotions de mes personnages.

4- Lire où écrire ? Pourquoi ?

Mais les deux, bien sûr, et sans modération ! Mais toujours pour son plaisir, sans se fixer d’objectifs, de défis ou quoi que ce soit qui créerait une lourdeur dans notre quotidien. Quand lire ou écrire devient une tâche, un devoir, un stress qui nous pèse sur les épaules, c’est le temps de sortir prendre l’air et ça presse 😉  L’autre jour, j’ai émis ce commentaire spontané suite au partage sur Facebook d’un article traitant de la bibliothérapie (se faire « prescrire » des livres en guise de thérapie) : « Parce que les livres vous permettent de peser sur “pause”, d’échapper à vos problèmes et de vous transformer en policière badass, en amoureuse passionnée, en voyageuse pleine de liberté, en criminelle frondeuse et j’en passe ». Lecture et écriture doivent rimer avec évasion, fantasme, étonnement, plaisir gourmand ou parfois même grand bouleversement !

5- En cas d’invasion zombie, vous devez sauver qu’un seul roman, il peut vous appartenir ou pas, lequel serait-ce ? Et pourquoi ?

Celui que mes garçons préfèrent, pour que je puisse leur lire et relire des tonnes de fois, dans notre cachette, pendant que les zombies s’affairent à bouffer le cerveau des autres ! (mais je dissimule Cat on a Hot Tin Roof de Tennesse Williams dans ma poche arrière de jeans par pur plaisir égoïste).

6- Parlons un peu de votre dernier roman. D’où vous est venue votre inspiration?

En jasant avec ma grand-mère et le grand-père d’un de mes premiers chums qui avait bûché dans son jeune temps. Ils avaient tellement d’anecdotes fascinantes à raconter… moi je me contentais de les écouter et prendre de petites notes… Certaines de ces anecdotes étaient si particulières et uniques que je n’aurais pas pu les inventer ! Par exemple, l’histoire vraie d’une de mes aïeules, follement amoureuse d’un protestant, sur la Côte-Nord, m’a beaucoup inspirée. Ils se sont aimés toute leur vie même s’ils n’ont jamais pu s’unir et qu’ils ont été forcés de faire leur vie avec d’autres personnes. Sur son lit de mort, cette aïeule a dit qu’elle voulait se faire enterrer avec la broche que son Anglais lui avait donnée. Fascinant, n’est-ce pas? Ainsi inspirée, l’auteure en moi a légèrement transformé la réalité, créé un univers, fait naître des personnages fictifs… J’ai misé sur la jeunesse dans ce roman. J’ai donné des caractères frondeurs et fougueux à mes personnages et j’ai fait entrer de la sensualité dans mon histoire, question de donner un rythme soutenu et une twist plus excitante et actuelle à cette histoire sortie des années quarante.

Pour voir la chronique du dernier roman de Julie Rivard suffit de cliquer sur le lien suivant:

Les Torrents

 

Un gros merci à Julie Rivard pour sa disponibilité, si vous voulez visitez son site web, cliquez sur le lien ci dessous
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