On jase là…

novembre 26, 2016

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1- Votre « set up » pour écrire (ambiance, accessoire, papier et crayons ou Ordinateur)

J’écris presque toujours le jour sur mon portable (connecté à un écran) dans mon bureau. Une pièce chaleureuse réchauffée par les rayons de soleil illuminant une grande fenêtre ou encore par mon poêle aux granules de bois. J’ai créé un endroit où je me sens toujours bien. Chaque objet s’y trouvant me représente. Des photos de mon fils, une réplique d’une carte du monde réalisée par des navigateurs autour de 1600, une panoplie de trucs sur New York, un livre illustré sur les plus belles cathédrales au monde, des tonnes de documents techniques sur la médecine-légale, la psychologie criminelle, les scènes de crime (…), une machine à écrire antique Underwood, des écouteurs des Cubs, une radio antique RCA, une affiche de Dexter, des appareils-photo… À part ça, j’écris toujours en écoutant de la musique. Ma sélection correspond soit à mon humeur, soit aux émotions et événements que vit Lily-Rose, mon personnage principal. Sinon, j’ai toujours plein de notes couchées sur papier devant moi, et j’en prends constamment. Habillée en mou, je bois des tonnes de verres d’eau. Et si j’écris le soir, je me permets parfois un ti-verre de rouge.

2- Le roman que vous rêvez d’écrire

Comme plusieurs auteurs…celui qui sera porté au grand ou au petit écran, celui qui voyagera à travers le monde, qui sera traduit en plusieurs langues. C’est ambitieux, je sais…! Mais le plus important pour moi, d’abord et avant tout, c’est que chacun de mes romans permette aux lecteurs de s’évader vers d’autres horizons, un autre univers, de s’ouvrir sur le monde, de réfléchir tout en laissant derrière eux leurs tracas quotidiens. Il n’y a pas un jour qui passe sans que je pense à mes lecteurs en espérant que j’ai réussi mon mandat : celui de les divertir ! Chaque commentaire illumine ma journée !

3- Ce que vous aimeriez que les lecteurs sachent de vous ?

Mais qu’est-ce qu’ils aimeraient bien savoir ? Hummm, je n’aime pas parler de moi. Mais ça me fait plaisir de faire un effort pour les lecteurs ! Alors, je peux dire que mon cerveau est toujours en mode analyse pour tout, tout, tout, à longueur de journée. Je suis aussi une grande rêveuse, le jour comme la nuit. C’est incroyable ce qui défile dans ma tête ! J’ai parfois l’impression d’être anormale ou encore de vivre une deuxième vie en parallèle. Mais ne vous en faites pas, je suis tout à fait saine d’esprit ! Sinon, mes traits de caractère sont un peu contradictoires… J’ai toujours eu un sixième sens, une intuition, des présentiments puissants. Mais, je ne crois ni au hasard ni à la chance. Je pense que nous sommes les seuls responsables de notre parcours de vie à travers nos choix, nos décisions. Tous les jours, j’ai peur que mon fils et mes proches meurent, de mourir. Or, je pourrais donner ma vie pour mon fils ! En plus, j’écris des romans policiers avec des scènes parfois assez intenses… Et je viens de terminer l’écriture de mon 2e roman construit autour de ma hantise, la mort (en librairie ce printemps). Quoi dire d’autre ? Je suis authentique, sensible, empathique, fort impatiente, j’ai un méchant caractère et je contrarie tout le monde sans arrêt ! Je suis timide, angoissée, mais combattante et ouverte. Par ailleurs, je suis une cinéphile, une maniaque de séries, j’aime trop voyager, la bonne bouffe et le bon vin… Pis je mange au moins un pot de piments forts avec une fourchette, par semaine, ah, ah !

4- Lire où écrire ? Pourquoi ?

Je commence par répondre par une question : peut-on écrire sans lire ? Je crois que c’est impossible. Par contre, si je devais choisir entre les deux pour le restant de mes jours, il est évident que j’opterais pour l’écriture. C’est la passion de toute une vie, et ce, depuis que je suis enfant. Je ne peux m’arrêter d’écrire. Je ne peux vivre sans écrire. J’ai besoin d’être en mode constant de création, de réflexion. J’ai besoin de m’exprimer à travers l’écriture, de créer des mondes imaginaires qui me transportent. Et de transmettre ma passion aux lecteurs intéressés. Actuellement, je suis en train d’écrire la 3e enquête de Lily-Rose.

5- En cas d’invasion zombie, vous devez sauver qu’un seul roman, il peut vous appartenir ou pas, lequel serait-ce ? Et pourquoi ?

Moi, Christiane F.,13 ans, droguée et prostituée. Ce roman a grandement participé au développement de l’individu que je suis aujourd’hui. En fait, c’est le premier roman qui a eu autant d’influence dans ma vie. J’avais moi-même 13 ans lorsque j’ai lu cette histoire touchante dans l’exigüe chambre de mon pensionnat. C’est à ce moment précis que j’ai commencé à m’intéresser en profondeur à la nature humaine, la noirceur, la souffrance, qui habitent certaines personnes. À décortiquer les motifs qui nous poussent à agir d’une façon ou d’une autre, le bien, le mal. Oui, à partir de ce moment précis, j’ai commencé à me poser des tas de questions existentielles sur l’être humain. Et j’ai cheminé toute ma vie à travers ces questionnements. On s’entend-tu qu’en cas d’invasion zombie, ça serait assez utile de ne jamais oublier que la clé pour comprendre un phénomène est l’analyse et l’ouverture !

6- Parlons un peu de votre dernier roman. D’où vous ai venu votre inspiration ?

D’abord de ma carrière de journaliste en ce qui concerne la création de mon personnage principal et d’une enquête basée sur des enjeux qui m’interpellent. Je voulais miser sur des recherches approfondies, des faits véridiques. Je suis ensuite partie de deux prémisses. La première étant la tendance des gouvernements et de l’Église à vouloir trop nous dicter quoi faire en tant qu’individu, à s’immiscer dans nos vies en nous imposant des choix. Je suis pour la liberté individuelle, la responsabilisation de nos actes. La deuxième : l’extrémisme, le fanatisme qui habitent certaines personnes prêtes à tout pour contrôler les autres, passer un message, pour satisfaire leurs besoins qui les obsèdent. Petit à petit, des monstres se développent… À ces prémisses, j’ai adapté un sujet soulevant des questionnements depuis la nuit des temps : l’avortement. Au moment où je cherchais un sujet, l’interruption de grossesse était d’actualité auprès du gouvernement conservateur. Étant attachée politique d’un ministre au sein du parti, de là, l’idée… Finalement, j’ai décidé que l’action se déroulerait à New York parce que je capote ben raide sur cette ville effervescente ! C’était aussi une belle porte d’entrée pour introduire le NYPD, le FBI, les sciences « forensiques », le profilage : ce qui me passionne. Aussi, je trouve que New York et les États-Unis représentent un fabuleux terrain de jeu.

 Pour lire la chronique sur le roman Le sang des innocentes, cliquez sur le lien suivant:

Le sang des innocentes

 

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