On jase là…

novembre 14, 2016

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1- Votre « set up » pour écrire (ambiance, accessoire, papier et crayons ou Ordinateur)

Toujours à la course entre mon vrai travail (je suis chercheuse, j’ai ma propre compagnie en sciences de l’environnement) et les enfants, j’écris sur mon ordinateur le plus souvent après que les garçons soient couchés ou la fin de semaine quand ils sont chez leurs amis.
Je suis normalement assise sur le sofa, l’ordinateur portable sur les genoux avec la télévision ou de la musique en bruit de fond. Ce n’est pas du tout ergonomique mais écrire sur une table c’est trop officiel, trop « travail ». Écrire, c’est mon loisir, le temps que je prends rien que pour moi, donc je m’installe de façon «relaxe».

2- Le roman que vous rêvez d’écrire

Le suspense qui sera lu dans le monde entier et transformé en film. Un « Millenium » québécois ! Beaucoup de pages tournées fébrilement, une histoire qu’on ne peut laisser de côté et qu’il faut lire en continu pour en connaître la fin. Une finale inattendue qui se termine en apothéose. Et qui inclut une leçon de vie, un message universel qui fait réfléchir. Avec des phrases qui seront citées pour leur beauté. Un mélange entre le polar suédois (Larsson), le polar québécois (Johanne Seymour) et la littérature de Kim Thuy.

3- Ce que vous aimeriez que les lecteurs sachent de vous ?

Malgré mon âge avancé (hic!) j’apprends à écrire car ce n’est pas du tout mon métier. C’est ce que je voulais faire, enfant, mais la raison a pris le dessus et j’ai étudié en sciences pour ne pas mourir de faim en devenant écrivaine. À 40 ans, j’ai décidé qu’il serait temps d’essayer. Je déborde d’idées, j’écris plusieurs manuscrits à la fois. Mais j’ai appris que le scénario n’est pas tout. Lentement, je m’essaie à la littérature. Revoir mon travail, ce que je déteste faire car je trouve quelque chose à changer à chaque relecture, est une leçon d’humilité. J’aimerais que ce soit parfait du premier jet. Et à chaque refus d’un éditeur, je me demande pourquoi je continue. Puis j’ai une autre idée et je reprends confiance en essayant de m’améliorer et en me disant que l’idée de départ était de le faire pour moi, pour ne pas passer mon temps à végéter devant la télé pendant mes heures libres. C’est dur parce que les refus n’incluent jamais une description de ce qui cloche. Je ne sais toujours pas pourquoi certains manuscrits passent et d’autres pas… pourquoi mes romans ne « décollent pas » alors que pour d’autres qui ont le même style, ils ont des bestsellers au Québec. Ça prend de la patience, et ce n’est pas une de mes vertus !

4- Lire ou écrire ? Pourquoi ?

On ne peut écrire sans lire beaucoup, et même à l’excès. Pour ne pas répétez les mêmes histoires, pour apprendre comment les auteurs de différentes nationalités écrivent, pour s’améliorer et pour trouver son style. Je lis en moyenne deux romans par semaine. Parfois moins quand je suis en période écriture. Mais j’ai toujours un roman qui traîne sur mon Kindle ou sur ma table de nuit et je lis ne serait-ce que pour quelques périodes de 5-10 minutes. Pourquoi j’écris ? Pour mon plaisir d’abord, pour voir si je peux rendre une histoire intéressante pour quelqu’un d’autre que moi. Pour divertir. Je ne suis pas écrivaine, je suis « divertissante ».

5- En cas d’invasion zombie, vous devez sauver qu’un seul roman, il peut vous appartenir ou pas, lequel serait-ce ? Et pourquoi ?

Orson Wells, 1984. Il faudra bien se rebeller contre les zombies et ses idéaux sur la société aideront à reconstruire un monde avec des valeurs importantes 😉

6- Parlons un peu de votre dernier roman. D’où vous ai venu votre inspiration ?

Presque tous mes romans commencent avec une étincelle, une idée. Pour « Un sixième sens maudit », j’ai vu une tête de mort dans une tache de lait sur le sol de la cuisine, exactement comme dans le début du roman. Et le reste déboule sans être planifié. Je me laisse transporter par mon imagination. Aussi, je veux écrire sur des femmes modernes, avec leurs forces et leurs faiblesses. Pas des héroïnes, des femmes comme vous et moi qui se retrouvent dans des situations qu’on n’aimerait jamais vivre mais dont elles ressortent encore plus fortes. Il est très important que mes personnages aient une évolution à travers le roman.

Pour voir ma chronique sur le roman Le sixième sens maudit cliquez sur le lien suivant

Un sixième sens maudit

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