Olivier

octobre 25, 2017

«Je photographie les bâtiments un peu plus loin. Plongés dans un labyrinthe obscur où tout devient noir. D’un noir d’encre. C’est pour cette raison que je devais venir ici. Cet endroit est parfait. Sombre. Délabré. Désorganisé. Pourri.

Comme moi.

J’ai essayé de ne pas croire à cette étiquette pendant des années. Stupide. Mais quand tout le monde t’appelle ainsi, cela devient difficile de continuer à le nier. Comment puis-je rejeter ce mot quand j’obtiens à peine cinquante pour cent à chaque examen que je passe? Quand les marques de stylo rouge me rappellent de faire un effort, de travailler davantage, d’écouter en classe — alors que c’est ce que je fais constamment? De toute évidence, ils doivent avoir raison. Je suis stupide de vouloir le nier. Il m’a juste fallu longtemps avant de finalement accepter cette réalité.

Sauf que je ne veux pas.»

 

L’avis de Cat

 

Les difficultés scolaires, les troubles d’apprentissage, le TDAH, la dyslexie, ça vous dit quelque chose? Ces jeunes qui ne « fit » pas dans le réseau scolaire, qui semble ne rien apprendre, qui sont dérangeants ? Je pourrais vous en parler en long et en large, je suis maman de l’un d’eux, c’est pour dire à quel point ce roman m’a touchée. Il m’a fait prendre conscience des difficultés que pouvait vivre mon grand même si les réalités d’Olivier et de mon fils sont très différentes.

Olivier, passionné de photographie. Rien d’autre ne l’intéresse. L’école? À part subir les frasques de ses profs et les mauvaises notes qu’il reçoit, rien ne l’y attache. La maison? Bah, entre son père que le traite de stupide à tous les deux mots et sa mère qui ne sait pas où ce placer, Olivier ne se sent bien que quand il pose son objectif sur quelque chose. À Traves sa passion, Oliver fera la connaissance de Pile, un jeune homme qui lui fera voir la vie d’une autre manière, mais qui aussi lui fera prendre conscience du trouble qui l’affecte et qui font que tout ce qui se rapporte aux études et à l’école est difficile. Pile entraînera Olivier dans sa passion à lui, le parkour (sorte de déplacements dans un milieu urbain où l’on franchit certains obstacles). Quelle belle philosophie, non? Enjamber les obstacles au lier de les contourner !!!

Disons que ce roman m’a secouée plus que je ne le pensais. Olivier est un jeune homme qui ne vit que pour sa passion, elle n’inclut pas ses « maudits » mots qui bougent ou qui s’embrouillent chaque fois qu’il pose les yeux dessus. Un roman qui dérange, un roman qui replace vos jugements à la bonne place.

Olivier est un jeune homme touchant, bien que son mal-être soit palpable, quand il part avec son appareil photo on oublie tous ses tracas, il redevient un ado comme tous les autres. Pile est le meilleur ami que tous les jeunes hommes devraient avoir. Compréhensif et aidant il va accompagner du mieux qu’il le peut Olivier. Bon pour ce qui est du côté scolaire du roman, j’ai trouvé les profs dures envers Olivier, j’ose espérer que ce n’est pas comme ça dans la réalité. Son père lui, j’aime mieux ne pas en parler, grrrrr, quel homme suffisant et dégradant!

Bon comme dans tous les romans de cette collection, l’ado retrouve l’espoir, la solution à son problème. Non sans travail et sans heurts, parce que dans la réalité travailler sur soi-même ça ne se fait pas en quelques jours! Encore un récit réaliste, qui traite des difficultés d’apprentissage de ce que ça peut, engendre chez ceux qui en souffre ainsi qu’à leur entourage.

 

Je garderai ce roman précieusement pour que mon grand dans un ou deux ans puisse le lire et puisse comprendre que derrière les nuages, brille le soleil !!!

 

Olivier écrit par Kim Firmston
Publié chez Guy Saint-Jean Éditeur en mai 2017
Genre: difficulté d’apprentissage, adolescence
Pages: 216
La note CatCritick 4/5 J’ai vraiment aimé

 

Merci à 

 

 

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