Julie Prentice, son mari Daniel et leurs jumeaux de six ans emménagent à Cincinnati pour échapper à une femme qui a harcelé Julie après la parution de son roman Le jeu de l’assassin, devenu un best-seller. Un charmant quartier résidentiel semble l’endroit parfait pour un nouveau départ.

Mais, la présidente de l’association du quartier, mielleuse à souhait, ne leur rend pas la tâche facile. À grand renfort de courriels et de lettres sur les règles de bonne conduite à suivre, elle régit la vie du quartier et oppresse Julie qui doit faire face à la méfiance teintée de curiosité du voisinage.

Lorsqu’elle reçoit des menaces, Julie prend peur : sont-elles le fait de sa harceleuse ou de voisins malveillants ? Alors que la tension monte, les ennemis se révèlent et le calme apparent d’une rue sans histoires se transforme en cauchemar.

 

Les nouveaux voisins
Écrit par Catherine McKenzie
Publié chez Michel Lafon
Pages: 464
Note: 3/5
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L’avis de Cat

 

Un thriller psychologique prenant, un roman qui te garde scotché à ta lecture jusqu’aux petites heures du matin. C’est super positif, hein ? Malheureusement, la fin simpliste est venue gâcher mon super moment lecture.

Julie Prentice, une auteure de renom, doit déménager avec sa famille pour fuir une désaxée qui la harcèle. Elle et les siens atterrissent à Mount Adam, en banlieue de Cincinnati. Elle y retrouve un quartier en apparence paisible où elle pense reprendre sa vie en main et surtout, écrire un autre roman. Mais elle est confrontée à un environnement hostile envers les étrangers, à une présidente de quartier légèrement à cheval sur ses principes et des voisins mitigés face à elle. Elle entame tout de même une amitié avec son voisin, John, tout en restant sur ses gardes. Son passé continue de la troubler. Bien sûr, cette amitié naissante entraînera des conflits qui mèneront ce voisinage à un triste événement.

Écoutez, j’ai plongé dans ce roman et il m’a tenue en haleine jusqu’aux dernières pages. On oscille entre le point de vue de Julie et celui de John, entre le présent et le passé. C’est carrément un chassé-croisé entre les personnages. On comprend assez vite que les actions des uns ont des répercussions sur la vie des autres. On sait aussi d’emblée qu’un événement tragique se produit dans le voisinage. Tous semblent impliqués à différents niveaux. L’intrigue est enlevante et bien rythmée. Malgré le changement de narration et d’époques, l’auteure reste centrée sur le sujet principal de son roman, le harcèlement.

Les personnages ont tous une part de mystère. C’est le genre de romans où on ne sait pas à qui se fier. Qui est le bon? Qui est le méchant? Bref, j’ai adoré! Jusqu’au dénouement. Parce que l’événement tragique ne nous est jamais dévoilé. C’est la fin qui résout l’énigme, si énigme il y a. Une fin simpliste qui n’a rien à voir avec le reste du roman, qui est, ma foi, oppressant. Quand j’ai terminé ma lecture, je me suis vraiment demandé si j’avais bien lu. J’ai donc relu les dernières pages et malheureusement c’était bien ça. Tout cette mise en scène, pour ce genre de fin, aurait pu être mon avis complet.  Je ne comprends pas la motivation de l’auteure pour cette fin. Pourquoi nous raconter toute cette histoire, nous faire élaborer pleins d’hypothèse pour une telle fin? Mais bon…

La plume de Catherine McKenzie reste tout de même juste et efficace. Sa formation d’avocate lui a sûrement permis d’être en maîtrise de son sujet. Mais elle manque de punch, je l’aurais voulu plus mordante!

Pour les néophytes de ce genre littéraire, ce roman est tout indiqué. Pour ceux et celles qui en lisent un peu plus comme moi, c’est un bon moment lecture, mais sans plus.

 

 

Fondatrice et rédactrice en chef de CatCritick