L’enfer derrière les barreaux, Incarcéré à tort dans la pire prison au monde

En décembre 1994, la vie du Québécois Stéphan G. Zbikowski tourne au drame. Pensant amorcer avec sa famille une carrière prometteuse dans le concassage du quartz au Vénézuéla, il est vite arrêté pour avoir transporté des contenants qui, à son insu, avaient été remplis de cocaïne.

Malgré l’absence de preuves, Stéphan est incarcéré à La maxima de Carabobo, surnommée « Le Monstre », où les détenus sont confinés dans de minuscules cellules surpeuplées, infectes et insalubres. L’endroit lugubre est infesté de moustiques, de coquerelles et de rats. Les hommes sont sauvagement battus et vivent comme des bêtes dans la noirceur quasi totale.

Alors que sa mère tente l’impossible pour le libérer de ce calvaire, personne ne peut avoir la certitude qu’il en sortira vivant…

L’espoir succède au désespoir dans ce témoignage poignant qui nous fait voir notre liberté d’un nouvel œil et apprécier la proximité de ceux qui nous sont chers.
 

 

L’avis de Cat

 

Dans la lignée de mes lectures de biographie ou ouvrage de faits vécus/réels, je vous présente aujourd’hui L’enfer derrière les barreaux, l’histoire d’un homme injustement incarcéré dans une des pires prisons du monde au Venezuela !

Stéphan G. Zbikowski rêvait d’un avenir plus reluisant pour lui et sa famille, il s’établit au Venezuela et tente sa chance dans le concassage du quartz. En 1994, il est injustement accusé de trafic de cocaïne. Il transportait à son insu, des contenants remplis de drogue. La justice étant ce qu’elle est dans ce pays, il est incarcéré dans « le monstre » La maxima de Carabobo, une des pires prisons du monde à tous les niveaux. On comprend qu’on est a mille lieux des prisons fédérales au Canada !

Infestée de rats, sale, noire et manquant cruellement de nourriture, cette prison renferme des hommes qui sont battus et torturés chaque jour. Stéphan n’en fait pas exception. Sa descente aux enfers sera brusque et l’homme ne peut pas croire ce qui lui arrive. Disons que l’espoir à ce moment est très loin dans son esprit. Je vous le dis, j’ai eu du dégoût et des frissons en lisant les passages où il raconte ce qui lui est arrivé dans cette prison-là. On ne peut comme pas croire que des gens sont traités ainsi, criminels ou pas. Si vos références en termes de prison s’arrêtent à ce que l’on voit à la télé, je vous arrête tout de suite, ça n’a rien à voir DU TOUT !

Ce document relate la vie derrière les barreaux de Stéphan, mais elle relate aussi tous les efforts que sa mère a mis pour le sortir de cet enfer. Bon vous le savez tous, je suis moi-même maman, donc je me suis donc vite retrouvée dans le désespoir de cette femme. J’ai eu mal avec elle, j’ai eu peur avec elle et je me serais battue avec elle ! Ne doutez jamais de l’amour et de la détermination d’une mère ! Mais malgré tout, la femme perd espoir, personne ne sait si son fils sortira vivant de cette prison. L’aide tarde à venir et le temps passe. On comprend aussi assez vite durant notre lecture que si la famille de Stéphan avait eu de l’argent, il sera vite sorti de sa torpeur, le pays étant légèrement (lire ici totalement) corrompu, ce sont les dollars qui mènent le monde et la prison. Au terme de près de 2 ans et demi, il réussit à s’en sortir, non pas indemne, ça laisse des traces se faire torturer ainsi, mais il reprendra une vie normale. 

Comme je vous le disais, ce livre m’a secouée comme vous ne pouvez même pas vous l’imaginer. On ne peut pas consentir à une telle souffrance quand on est confortablement assis dans son salon au chaud. Le confort de notre pays et notre liberté prennent un tout autre sens, je vous le garantis !

Même si ce n’est pas un roman, ce livre se lit tout comme. Munis d’une détermination sans borne, la mère et le fils racontent l’histoire d’une vie. Une histoire quoique terrible et déroutante, nous montre que dans la vie quand on garde un tant soit peu d’espoir, parfois on revoit la lumière !! À lire !!!!! 

L’enfer derrière les barreaux écrit par Stephen G. Zibkowski
Publié aux Éditions JCL en octobre 2017
Genre: Biographie, faits vécus
Pages: 384
La note CatCritick 4/5 J’ai vraiment aimé 

 

Merci à 

Fondatrice et rédactrice en chef de CatCritick

novembre 28, 2017
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