La fille de Maggie

Les parents de Maggie, un commerçant anglophone des Cantons de l’Est et son épouse francophone, ont des ambitions pour leur fille aînée. Qu’elle s’amourache de Gabriel Phénix, un jeune fermier, est donc inacceptable. Qu’elle tombe enceinte à quinze ans? La honte. Sans autre forme de procès, Maggie est forcée de «reprendre le droit chemin» et d’abandonner cette petite Élodie qu’elle adorait avant même de la connaître.

À l’institut psychiatrique où elle se retrouve, Élodie est soumise, comme des milliers d’orphelins de Duplessis, à une existence tragique. Invisible et abandonnée de tous, elle parvient, à force de détermination et de résilience, à endurer les horribles sévices qui lui sont infligés. Enfin libérée à l’âge de dix-sept ans, elle est projetée sans repères dans un monde inconnu et terrifiant.

Au fil des ans, les destinées de Maggie et d’Élodie s’entrecroisent sans se toucher. Maggie, qui a épousé un homme plus convenable, n’a jamais oublié sa fille; aussi, lorsque l’occasion se présente de renouer avec Gabriel, le passé la rattrape brutalement. Elle doit à tout prix retrouver son enfant et laisser éclater l’horrible vérité qui leur a volé, à toutes les deux, la vie qu’elles auraient dû vivre.

Un roman profondément touchant qui prouve combien les liens du sang et de l’amour sont indestructibles.

 

La fille de Maggie
Écrit Joanna Goodman
Publié chez Guy Saint-Jean Éditeur
Pages: 405
Note: 4/5

 

Mon avis 

 

Je lis très peu de romans historiques, encore moins de sagas familiales. Souvent, je trouve ça long et redondant comme récit. Je ne peux pas vous cacher que quand j’ai reçu ce roman-ci, j’ai eu une (petite) grosse appréhension. En lisant le résumé, je me suis un peu raccordé avec le roman. Mais c’est en débutant ma lecture que j’ai pris le plaisir de connaître le destin de Maggie et de sa famille.

Dans ce récit que l’auteure publie en même temps dans les deux langues, soit le français et l’anglais, on nous raconte l’histoire de Maggie. Jeune femme issue d’une famille bilingue, une mère canadienne-française et un père anglophone. Le genre de famille qui existait très peu dans les années 50. Maggie vit sa vie de jeune femme comme toutes les autres jusqu’au jour ou elle tombe amoureuse de son voisin Gabriel. Bien sûr, les deux jeunes gens sauteront la clôture bien avant le mariage et Maggie se retrouvera enceinte à 15 ans. Mais en 1950, les jeunes mères n’étaient pas bien vues et leur grossesse non plus. Maggie accouchera donc sans que son beau Gabriel le sache et surtout elle ne verra jamais sa fille. 

Élodie, la fille de Maggie, sera envoyée tout d’abord à l’orphelinat où elles vivra sommes toute des jours heureux. Mais lorsque Duplessis est élu (ohh boy un vrai fou), il transforme les orphelinats en hôpital psychiatrique et considère les enfants nés dans le péché comme des malades mentaux. Élodie est donc transférée et vivra une horreur sans nom. Maggie quant à elle, essaiera tant bien que mal de vivre sa vie sans sa fille. mais pas un jour se passe sans que Maggie pense à sa fille et pas une seul jour passe non plus sans qu’Élodie espère voir sa mère venir la chercher! 

Vous dire combien ce récit est bien écrit, comment on réussit à vivre les mêmes émotions que les personnages, c’est fou. Habituellement, ce genre de littérature se résume toujours au même, mais Joanna Goddman a réussi à trouver le filon pour que son histoire soit unique et si intense. Mon cœur de maman s’est serré, tout le long de ma lecture. je n’ai eu aucun mal à m’identifiée à la détresse de Maggie, même si ça se passe à des années de ma réalité à moi, la détresse d’une mère, c’est la détresse d’une mère! 

La ligne de temps est parfaite, même si l’histoire se passe sur plusieurs années, on a jamais l’impression de manquer des bouts. On voit aussi évoluer les époques et les personnages. À chaque chapitres, on oscille aussi entre la vie de Maggie et celle d’Élodie et en juxtaposant ainsi les deux destins, l’auteure a réussi à créer l’incertitude dans l’esprit des lecteur. Est-ce que les deux femmes réussiront à se retrouvées un jour ?

Une histoire touchante, deux destins de femmes fortes, émotions et espoir son au rendez-vous. Ceux et celles qui comme moi n’aimez pas particulièrement les romans historiques, laissez-vous tenter… Vous ne serrez pas déçus! 

 

 

Merci 

Fondatrice et rédactrice en chef de CatCritick

mai 7, 2018
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