Dans l’ombre de Clarisse

mai 13, 2016


Auteur: Madeleine Robitaille
Éditions: Éditions de Mortagne
Parution: Septembre 2009
Pages: 380

Quatrième de couverture:
Une grand-mère, dans l’imagerie populaire, c’est une petite femme toute ronde, au visage doux et souriant, à la peau délicieusement parfumée, à la voix chaude et rassurante, qui nous accueille avec des confitures maison et des beignets, qui nous caresse de ses mains aussi légères qu’un vol d’oiseau, qui sait consoler petits et grands chagrins, qui sait écouter avec sagesse et compassion, et qui, par-dessus tout, nous aime sans condition, pour toujours.
Eh bien ! pour Charlotte et ses sœurs, une grand-mère, c’est Clarisse : mâchoire inférieure avancée, nez plat, front large, yeux écartés et brillants d’un feu insoutenable, des mains comme des battoirs, un corps massif et imposant, et une voix qui s’apparente à un grognement, parfois même à un aboiement. D’où le surnom dont l’ont affublée ses petites-filles, pour rigoler entre elles : la Bouledogue.
Le jour où Clarisse doit venir s’installer chez elles, à la suite d’un drame qui laisse leurs parents incapables de s’occuper d’elles, l’existence des quatre sœurs prend la tournure d’un cauchemar. L’éducation, selon Clarisse, c’est se soumettre ou souffrir. Pour en arriver à ce que son code de bonne conduite soit respecté à la lettre, elle ne lésine pas sur les méthodes, même les plus cruelles.
Charlotte, la rebelle, regrettera amèrement de ne pas avoir plié l’échine devant cette nouvelle autorité. Sa résistance la conduira tout droit à l’horreur, à l’inimaginable, l’obsession de Clarisse l’atteignant au cœur même de sa féminité… L’arrivée de la Bouledogue au cœur de cette famille unie par l’amour et la confiance aura les mêmes effets qu’un tsunami : dévastation, désolation, mort… Âmes sensibles s’abstenir…

Mon avis:




Vous avez sûrement entendu parler du livre ou bien de la série ou bien du film, Aurore l’enfant martyre de l’auteur André Mathieu, une histoire terrible d’une enfant battue et maltraitée. Eh bien je vous présente Clarisse, celle pour qui la marâtre dans Aurore passe pour une gentille dame…. Entre d’autres mots, elle est bonne à attachée et à enfermée à double tour!!!! Encore une fois je suis passée par toute la gamme des émotions avec ce roman, Madeleine Robitaille a ce don de rendre les émotions des personnages tellement palpables qu’on les ressent à travers les pages. L’horreur, la peur, la tristesse, la folie, tout y passe. J’ai lu ce roman à la vitesse grand V, je voulais tellement savoir le sort des 4 fillettes.

4 petites filles, une famille déchirée par de récents évènements qui les ont laissés aux mains de leur grand-mère Clarisse. Mais qui dit grand-maman ne dit pas nécessairement bons petits plats chauds et caresses réconfortantes… Non avec Clarisse c’est tout le contraire et même pire!

Avec ce roman, l’auteur nous amène au fin fond d’une histoire d’horreur familiale, là où tout est supposément rassurant. Je dois avouer qu’en tant que maman, j’ai eu le cœur serré souvent durant ma lecture, et c’est bien ce que j’aime dans tout ce que j’ai lu de cet auteur on ressens littéralement ce que vivent les personnages, malgré l’horreur et le sadisme, l’histoire reste touchante, empreinte d’un esprit de famille et d’une solidarité sans faille entre sœurs.

Bon ok, les cœurs sensibles doivent s’abstenir, les scènes sont détaillées et vraiment pas roses, mais elles sont tellement bien écrites et tellement précises, qu’on se demande si ça ne s’est pas déjà vraiment passé! Bref si vous avez aimé Aurore l’enfant martyre et si le genre d’histoire familiale pas rose du tout vous plait, ce livre doit figurer dans votre PAL de l’été.

More about CatCritick

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *