Comme un coup de poignard

septembre 13, 2017

La première fois.

Certains disent que c’est magique. D’autres que ça fait mal, mais que ça passe.Pour moi, ça n’a pas été magique, et ça n’a pas passé. La douleur, je veux dire. C’est resté. Même que c’est pire.Je suis défectueuse.C’est pour cette raison que je me ferme aux gens, que je détourne les yeux chaque fois qu’un garçon m’intéresse. Je ne veux pas courir le risque de plaire. Je ne veux pas être obligée d’avouer que le sexe, dans mon cas, est une torture. Alors je feins l’indifférence et me convaincs que tout va bien.Mais ça, c’était avant de rencontrer Luka. Avec lui, c’est différent. Ma carapace se fendille et mes mécanismes de défense s’enrayent.

Maintenant plus que jamais, j’ai envie d’être comme tout le monde.

 

L’avis de Cat

 

 » Les douleurs sexuelles touchent environ 20 % des adolescentes et de 12 à 21 % des femmes adultes. Pourtant, c’est un sujet très peu abordé dans les médias et, pour plusieurs, il demeure honteux. Alors que le sexe, lui, est omniprésent à la télévision, dans les magazines et sur Internet, ce type de douleur entraîne trop souvent un sentiment de détresse et de culpabilité chez celles qui en souffrent. » Source: https://editionsdemortagne.com/produit/comme-un-coup-de-poignard-3/

 

J’ai lu très peu de roman de la collection Tabou, mais chaque fois où j’en lis un, je ne suis jamais déçue et je me surprends à me dire que je devrais m’y mettre et tous les lire. Celui-là tout particulièrement m’interpellais. Ce sujet est tellement Tabou, j’ai adoré en tout premier lieu que la collection l’aborde ! D’ailleurs, c’est ce qui est bien avec cette série. Les sujets abordés le sont toujours d’une manière exceptionnelle et adaptés aux ados !

« LA » première fois, doit et devrait être La fois. Mais pour plusieurs, les choses ne se passent pas comme elles auraient dues l’être. Pour Jeanne, c’est la catastrophe. Ses relations sexuelles sont douloureuses et mine sa confiance en elle. Les jeunes hommes étant ce qu’ils sont et Jeanne ayant peur d’avouer une telle chose à son chum, ses douleurs feront éclater son couple. Elle se retrouvera donc célibataire non par choix, mais par nécessité. Qui donc voudrait d’une fille qui peut pas coucher ??? La vestibulodynie, est un syndrome caractérisé par une douleur intense causée par une pression à l’entrée du vagin, notamment par la pénétration. (Source: Wikipédia). Cette satanée maladie minera le moral de Jeanne ainsi que ses relations avec les autres. Personne ne sait et personne ne saura, en tous les cas, c’est ce que pense la jeune fille. Mais Quand Luka, Le gars hot et coureur de jupon s’intéresse à elle, Jeanne devra combattre ses démons et accepter sa situation si elle veut vivre le GRAND amour.

Bien que le sujet abordé dans ce roman-là soit vraiment tabou et très sérieux, l’auteur par son histoire simple mais efficace  réussi à bien le vulgariser. Alternant entre les points de vue de Jeanne et de Luka pour nous faire comprendre comment les deux jeunes voient la chose, elle nous transmet toute l’information de cette maladie sans tomber dans une lourdeur médicale. Les émotions transmises par ce récit, la honte, la culpabilité, la perte de confiance et soi, mais surtout une certaine résilience font des deux personnages principaux, mais surtout de Jeanne des personnages authentiques. Je suis maman d’une petite fille et tellement de fois au cours de ma lecture, j’aurais aimé prendre Jeanne dans mes bras, lui dire que ça allait bien aller. Luka lui est le personnage qui m’a le plus surpris ! Un jeune homme qui malgré ses allures de Bad boys fera tous pour garder sa belle malgré tout.

L’intrigue quoique prévisible est bien construite, on y voit les personnages évoluer, prendre de mauvaises u de bonne décision, mais surtout resté eux-mêmes. Fluide, précise, mais toute en restant au niveau du public cible, la plume d’Ariane Charland est restée touchante et positive malgré la dureté du sujet.

En conclusion, un roman touchant et véridique, une série que je conseille aux ados autant qu’à leurs parents !

 

Comme un coup de poignard écrit par Ariane Charland
Publié dans la collection Tabou aux Éditions de Mortagne en août 2016
Genre: 14 ans et plus, douleurs sexuelles, adolescence
Pages: 336
La note CatCritick 4/5 J’ai vraiment aimé

 

Merci à

 

 

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