Cet été-là

novembre 12, 2017

Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy.
Que s’est-il réellement passé cet été là ?
Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent.
Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient.
Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ?

 

L’avis de Cat

 

Mitigée… Voilà ce qui résume ma lecture de Cet été-là de Lee Martin. J’avais entendu que de bons commentaires, ce genre de romans ou les acteurs de la tragédie nous exposent les faits un par un habituellement, j’adore. Je n’ai pas détesté celui-là, mais le ton était trop smooth pour moi. L’action manque cruellement. Même si le suspense est présent tout au long, il est impossible de lire ce roman avant de dormir. En fait oui, c’est possible vous vous endormirez avec quelques pages tellement le ton est neutres et lent.

Le sujet, Katie, 9 ans disparue en allant déposer ses livres à la bibliothèque. On ne la jamais revue. Alternant entre les points de vue des gens qui ont une incidence dans la vie de la jeune fille, on explore l’avant, le pendant et le, après, de l’enlèvement. Sa famille, son prof de math privé, des voisins. Chacun expose sa version des faits 30 ans plus tard. Bien sûr l’auteur essaie de nous perdre et nous faire croire à quelque chose. C’est réussi, c’est ce que j’ai le plus aimé de ce récit, c’est qui m’a fait tenir jusqu’à la fin.

Le problème de ce récit, à mon humble avis, c’est que l’auteur l’a trop joué avec la profondeur, qui n’était pas nécessaire à ce point-là. Vouloir trop mettre d’emphase sur le psychologique à relayé derrière le sujet principal, l’enlèvement de la petite Katie. Les personnages sont très peu étoffés., ils sont là, mais pas en même temps. Un enfant est disparu on devrait sentir l’urgence de la situation, mais jamais d’une part et d’autre des narrateurs on sent l’envie de retrouver Katie, du moins l’intention n’est pas très détaillée.

Pour ce qui de la plume de l’autre, je n’ai rien à dire. C’est parfait, juste, fluide et très poétique, mais justement n’est telle pas dédier à un genre plus contemporain et non à un suspense où on doit retrouver un rythme plus soutenu ?

Certes, je suis mitigée, mais j’ai tout de même fini par apprécier ma lecture à plus de la moitié du récit. Le « suspense » devient plus intense, on entre dans le peu d’action qu’il y a. Par chance le petit nombre de pages fait que ça ne s’éternise pas trop. Le sujet et les rebondissements surprennent, vraiment, plus ce que à quoi je me serais attendue au début de ma lecture.

Est-ce que je le recommande ? Bien sûr ! mais plus à ceux qui apprécient les romans contemporains avec un brin de suspense et non à ceux qui s’attendent à un thriller à couper le souffle.

 

Cet été-là écrit par Lee Martin
Publié chez Sonatine Éditions en février 2017
Genre: Suspense, thriller psychologique
Pages: 320
La note CatCritick 3/5 Un bon moment lecture

 

Merci à 

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