Dali

octobre 25, 2017

«Je suis une hypersensible (surprise !), mais, parce que je ne suis pas très expressive, les gens ont tendance à penser que je ne suis jamais de bonne humeur ou que je me fous de tout. Ça leur semble inconcevable que certains d’entre nous ne passent pas leur vie avec un sourire étampé dans la face. À mes yeux, les gens toujours souriants sont suspects. J’ai l’impression qu’ils refoulent quelque chose de très laid. Un genre de monstre sournois, imprévisible, qui attend juste le bon moment, la bonne situation, pour sortir les griffes et attaquer. D’ailleurs à en croire Canal D, les assassins et les tueurs en série sont souvent très gentils… en apparence. Mais je m’égare, tout ce que je veux dire, c’est que les gens trop heureux me font peur. Comme l’animateur culturel de notre école, par exemple. On l’appelait tous Bon Jovial parce qu’il était fan de Bon Jovi (un groupe de rock poche des années 1980) et qu’il était d’humeur joviale au moins dix mois par année, mais ce que l’histoire ne disait pas, c’est: continuait-il à jouer les clowns hyperactifs même en vacances? Ça m’étonnerait.»

 

L’avis de Cat

 

En fin de semaine dernière, j’ai décidé de faire un marathon lecture jeunesse avec les romans de la collection C ma Vie. Une collection que je connais déjà et que j’adore! Le premier en tête de liste fut, Dali de Chloé Varin, une jeune fille qui m’a touché autant par sa vulnérabilité que par son désir de voir en fin la lumière au bout du tunnel!

Quand tu es ado et que ton meilleur ami te « trahi » et va chercher de l’aide à ta place c’est l’insulte ultime, n’est-ce pas? C’est ce qui arrive à Dali. Colin son meilleur ami, est aller demander de l’aide à la psychoéducatrice de l’école. Dali va mal il le sait et il veut l’aider. Dali de son côté voit d’un mauvais œil cette rencontre. Surtout quand la dame lui demande de faire un scrapbook pour pouvoir exprimer ses émotions. Le soir arrivé chez elle, Dali commence à déchirer les pages du carnet, elle ne veut rien savoir de faire un cahier stupide. Puis ses yeux se posent sur les revues de sa mère sous la table à café. Un bâton de colle et des ciseaux à la main Dali remplira les pages de son cahier à en perdre la notion du temps. Ce n’est que quand le jour se lève le lendemain que Dali réalise ce qu’elle a fait. C’est ainsi aussi qu’on en apprend plus sur elle. Au travers de ses pages de scrapbook, elle repasse les moments marquants des derniers mois, une épreuve difficile pour elle.

Pour quelqu’un hypersensible, vivre un deuil, un divorce et le mal-être d’un proche c’est vraiment drainant. Surtout que Dali ressent les émotions plus fortement que n’importe qui. C’est ce cahier qui l’aidera à surmonter les événements passés et faire la paix avec eux.

Je ne vous le cacherai pas, le message derrière ce roman n’est pas rose du tout. On y aborde des thèmes difficiles et touchants. Mais l’auteur avec la finesse de sa plume et une touche d’humour a su y ajouter une légèreté qui fait que le tout semble moins lourd. Comme dans tous les romans de cette collection, ce roman est hyperréaliste. C’est un atout majeur et c’est ce qui me garde accrochée à tous ces récits même si je ne suis pas le public cible. L’usage de la diversité culturelle aussi est super. Ça m’a fait découvrir des trucs que je ne connaissais pas et j’ai même googlé certains noms pour en apprendre plus. Plusieurs fois dans le récit, Dali m’a fait réfléchir, elle m’a même donné certains trucs à appliquer avec mon grand qui a de la difficulté aussi à gérer ses émotions! Ce qui fait le plus de bien ou ce qui me touche le plus de cette collection, c’est sans doute que les ados sont « normaux » c’est dire que tous n’est pas blanc ou noir, les zones grises y sont super bien exploitées, out les clichés!

En conclusion, je le dis et je le redis, une série à lire par tous les jeunes ados. Une série qui peut plaire autant aux parents qu’au plus jeune d’une qualité exceptionnelle!

 

Dali écrit par Chloé Varin
Publié chez Guy Saint-Jean Éditeur en septembre 2017
Genre: deuil, séparation, adolescence
Pages: 218
La note CatCritick 4/5 J’ai vraiment aimé

 

Merci à 

 

 

 

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